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mercredi 7 octobre 2015

 
Article paru dans cette revue  
La phytothérapie au secours de l'arthrose !


L’arthrose toucherait un chien sur cinq âgé de plus d'un an… Chez le chat cette affection n'est pas toujours bien perçue  et pourtant elle existe bien !
C'est l'une des causes les plus fréquentes des douleurs chroniques chez nos compagnons.
Cette affection touche principalement les animaux âgés mais parfois de jeunes animaux notamment chez les chiens de grande race comme le Labrador, le Rottweiler, le Berger allemand....
L’arthrose est due à une dégradation progressive du cartilage articulaire d’une ou de plusieurs articulations, principalement hanche, grasset, coude, colonne vertébrale. Elle se traduit par une douleur qui engendre une diminution de la mobilité de l’animal, et affecte son bien-être.
 
Comment se manifeste l'arthrose chez mon animal de compagnie ?
 
Au début, les symptômes sont discrets et peu visibles car l'animal exprime peu la douleur.
-Chez le chien, on note souvent en premier lieu, une réduction de l'activité habituelle en raison de raideurs ou des difficultés à se lever notamment après être resté longtemps couché. Ensuite seulement, une boiterie peut se manifester.
Lorsque l'arthrose est sévère l'animal se met à se plaindre à certaines occasions et à se lécher les articulations. Cette affection douloureuse peut également le rendre agressif et il peut présenter un comportement inhabituel envers son maître.
Les changements brutaux de température (le froid comme le chaud), le vent, les courants d'air, un effort physique intense (promenade trop longue peuvent aggraver les symptômes douloureux . 
-Chez le chat, les symptômes sont souvent discrets : il passe plus de temps à dormir, joue moins, a des difficultés à monter ou à descendre d'un meuble....Il peut parfois passer moins de temps à se nettoyer et devenir agressif vis à vis de l'homme ou des autres animaux de la maison.
 
 
Traitement :
 
Une fois installée l'arthrose ne disparaît pas !
Il est donc extrêmement important de traiter l'animal suffisamment tôt avant l'installation de lésions définitives.
Tout traitement bien conduit pourra stopper l'évolution de cette maladie invalidante et apporter un meilleur confort de vie à l'animal.
 

1)- traitement hygiénique  :

 
-Il est important de surveiller attentivement le poids de l'animal :
Tout surpoids use plus vite les articulations et favorise l'apparition des douleurs articulaires. Il est parfois nécessaire de faire un bilan hormonal pour mieux traiter ensuite l'obésité, rechercher une éventuelle hypothyroïdie.
-Il est extrêmement important que l'animal fasse de l'exercice régulièrement. Il est préférable d'éviter les longues promenades le week-end et aucune activité durant la semaine. Il est donc conseillé de faire avec lui des marches journalières, en évitant les accélérations et décélérations rapides ainsi que le saut. L'idéal est la marche en laisse. Si l'animal aime nager, cette activité peut être conseillée car elle permet de faire travailler de manière douce les articulations.
-Il est important de donner une alimentation de qualité à l'animal souffrant d'arthrose.
Dès le plus jeune âge, il est vivement conseillé d'adapter l'alimentation à la race, à sa condition (stérilisé ou non par exemple) et à l'activité physique. Une bonne alimentation permettra de retarder l'apparition des premiers symptômes de l'arthrose.
Les aliments « seniors » prennent en compte le vieillissement global de l'organisme, en particulier au niveau rénal..., cause première de la mortalité chez les carnivores. Ils sont souvent enrichis en chondro-protecteurs (protecteurs des articulations).
 

2)- traitement médical :

 
Il doit comporter 2 volets : soigner le terrain, soigner la douleur.
 
 
a)- Soigner le terrain : l'importance du Silicium !


« Le Silicium est appelé à révolutionner notre approche thérapeutique  » écrivait Pasteur en 1857.
Après l’oxygène, le Silicium est l'élément le plus important de la croûte terrestre : 28 % de sa masse...Environ 7 grammes dans le corps humain.
C’est un oligoélément essentiel et indispensable à la structure des tissus conjonctifs, dits “de soutien”, que l’on retrouve dans tout le corps : au niveau des muscles, de la peau, des os, des cartilages, des articulations, des tendons, des vaisseaux sanguins...
Le silicium stimule la formation des fibres de collagène et maintient l’hydratation des tissus, ce qui est particulièrement indiqué pour tonifier et raffermir la peau.
Enfin, il participe au processus de ­minéralisation des os, puisqu’il permet de mieux fixer le calcium, apportant au final plus de mobilité et de souplesse. Or, nous ne savons pas le fabriquer, nous ne pouvons que l’absorber, puis le stocker.
L'homme et les mammifères assimilent peu le silicium minéral ( de l'ordre de 1 à 2 %) mais beaucoup mieux celui provenant de végétaux ou d'animaux.
En pratique, il est donc conseillé d'ajouter cet oligoélément à l'alimentation des animaux atteints d'arthrose et particulièrement chez les animaux âgés qui comme pour l'homme l'assimileraient moins bien en prenant de l'âge.
La source doit être d'origine végétale ou animale.
 
1)-        1)-les plantes :

Ce sont les plantes poussant sur des terrains siliceux qui captent la silice du sol et l’assimilent au même titre que les diatomées…

-L’ortie (Urtica dioïca) :

Il s'agit de la grande ortie( de 0,5 à 1,50 m.) commune dans nos campagnes, dont les inflorescences très riches en principes actifs se ramassent au printemps.
Dans ses cours aux agriculteurs, le Dr R.Steiner, le père de la médecine anthrosophique disait à son sujet: "Cette plante est la plus grande bienfaitrice du règne végétal...elle est quasi irremplaçable..."
Par ses propriétés anti-inflammatoires, elle permet de lutter contre l'arthrose.
Elle régénère l'usé...(dont les cartilages).
C'est aussi un excellent fortifiant par la présence de nombreux oligo-éléments (Ca, P, Fer, K,sodium...et silicium !) et de vitamines (A, B ,C, PP...) et d'un taux important de protéines et d'acides gras insaturés (graines).


-La prêle ( Equisetum arvense) :

Cette plante se rencontre sur les terrains argileux ou sablonneux, un peu humides. La prêle d'hiver ou du début du printemps contient beaucoup plus de silice.
C'est un puissant diurétique, un hémostatique remarquable et un re-minéralisant de 1er ordre ( rachitisme, laxité articulaire, consolidation des fractures..., très utile chez les chiens de grande race).
Son action à petites doses répétées peut provoquer une irritation de l'appareil urinaire ( d'où son utilisation en homéopathie !). Il est préférable faire des cures de 10 à 15 jours par mois. 


- Le bambou ( bambos bambusa, arundinacea ou vulgaris ) :

Son aspect rappelle une colonne vertébrale...
C'est aussi un excellent anti-inflammatoire,pour les problèmes de dos chez le chien.
Actuellement, des sites du net vantent les effets bénéfiques du bambou "Tabashir" (exsudat de jeunes tiges de bambou femelle), très riche en silice(jusqu’à 77% de silicium assimilable...).
C'est aussi l'aliment préféré des éléphants d'Inde et des pandas géants de Chine qui sont reconnus comme ayant une longévité exceptionnelle.
 

Recommandations :

 D'après Osborne et repris par mes consœurs A.Stevenson et C.Rutgers, le Berger allemand (principalement le mâle) et le Bobtail développeraient plus facilement des calculs de silice... qui pourraient être d'origine alimentaire. Donc prudence dans ces 2 races !

Je pense aussi qu'il faut être prudent avec le chat et surtout le mâle castré qui est aussi sujet aux calculs urinaires, surtout quand il est nourri avec une alimentation sèche de mauvaise qualité....

2)- Les sous produits d’animaux :

Ils sont nombreux : carapaces de crabe, ailerons de requin et de raie, coquilles de moule verte, corde de vache....
De nombreuses spécialités vétérinaires en contiennent. Elles sont à base de glucosamine et de chondroïtine, en proportion variable, souvent associé à du Manganèse comme modificateur du terrain arthrosique.

Tous ces « compléments alimentaires » peuvent être ajoutés, sans aucun problème à des anti-inflammatoires allopathiques ( Corticoïdes, AINS). Ils permettent en général de réduire leur posologie, voire de les supprimer après quelques mois de traitement. 

 
b)-Soigner la douleur  par des plantes à propriétés anti-inflammatoires :

 
Le Cassis :
 
C'est une des plantes les plus efficaces dans le traitement de l'arthrose et surtout sous la forme de bourgeons.
-Par une action inhibitrice sur les enzymes responsables de la dégradation des cartilages (collagénases, élastases, cox...) il protège l'articulation par cette action antidégénérative.
-Par une action antioxydante, il piège les radicaux libres , responsables du vieillissement
-Par une action vasculaire, il participe à une meilleure circulation et permet ainsi de diminuer l'inflammation, l’œdème articulaire et la douleur.
-Par une action stimulante des glandes surrénales, il contribue à la production de la cortisone de l'organisme qui va calmer la douleur .
-Par une action drainante, il est considéré comme un « bon nettoyeur articulaire » des toxines accumulées.
 
Le Saule :
 
C'est l'Aspirine végétale...
Son écorce de printemps contient des dérivés salicylés qui sont transformés par la flore intestinale en acide salicylique., aux propriétés anti inflammatoires.
Selon des études réalisées en médecine humaine, l'extrait de saule aurait une efficacité identique aux AINS (anti inflammatoires non stéroïdiens) dans le traitement des douleurs arthrosiques avec des effets secondaires moindre.
En plus d'une action positive sur l'arthrose, cette plante soigne aussi les tendinites, capsulites et myosites.
Comme le chat a un système enzymatique hépatique particulier, cette plante est à éviter dans cette espèce comme d'ailleurs la Reine des prés.
 
La Reine des prés :
 
Son nom latin Spirea est à l'origine du nom aspirine.
Elle possède des propriétés voisines de Saule. Elle agit non seulement sur les poussées inflammatoires de l'arthrose mais aussi sur les tendinites, péri arthrites, vascularites et même sur les cystites du chien. Attention, elle fluidifie le sang  et est contre indiquée en cas d'insuffisance rénale. A éviter chez le chat !
 
La Scrofulaire :
 
Elle figure aussi parmi les plantes les plus efficaces de la pharmacopée dans les affections ostéo-articulaires et tendineuses. Elle calme bien la douleur en rhumatologie.
Par la présence d'harpogoside, elle a une action comparable à l'Harpagophytum.
Elle est contre indiquée en cas d'insuffisance cardiaque et d'ulcères gastriques.
 
-Autres plantes :
 
L'harpagophytum :
 
Cette plante provenant du désert de Namibie a été trop surexploitée et est en voie de disparition....Les racines commercialisées actuellement ne sont pas toujours d'une grande qualité.
Il est à noter des cas d’intolérances gastriques de plus en plus fréquents chez les carnivores.Il est préférable de la donner mélangée à la nourriture.
 
Curcuma :
 
Cette plante possède de nombreuses vertus médicales autres que son action antalgique. Elle peut être prescrite dans les pathologies digestives comme le traitement des ulcères gastriques des pancréatites exocrines....En cancérologie, elle peut servir de complément de la chimiothérapie. Pour avoir une meilleure assimilation intestinale, il est conseillé d'adjoindre du poivre au Curcuma : une présentation en gélules est à conseiller !
Dans le traitement de l'arthrose, elle est souvent associée à l'Ortie et au Saule.
 

En conclusion:

 la phytothérapie peut donc être une alternative aux traitements allopathiques. La médecine allopathique a souvent trouvé ses molécules chimiques actives dans de nombreuses plantes : La morphine, antalgique majeur, provient du pavot, l'aspirine du Saule blanc ou de la Reine des prés …

Mais, contrairement aux médicaments chimiques généralement composés d'un seul constituant actif, les plantes contiennent différents composés actifs qui auront chacun un rôle à jouer en synergie avec les autres.
La plante porte en elle toute la complexité du vivant. L'ensemble des substances naturelles contenues dans la plante est appelé le Totum ou poudre totale. Cette notion de totum, propre à la phytothérapie, considère que la plante entière est « pharmacologiquement »  bien supérieure à celle de l’un de ses constituants.

 Comme l'a dit Blaise Pascal : " Le tout est plus que la somme de ses parties".
 
 

 

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